Vous vous souvenez de ce slogan de campagne du futur président François Hollande en 2012 ? Le PS avait même sorti un clip officiel (regardez-le à nouveau pour ceux qui l’auraient oublié, ça vaut le coup d’œil). Cette promesse alléchante est restée lettre morte tout au long du mandat. Pourtant le slogan avait fait mouche auprès d’un électorat avide d’une nouvelle donne.

Surprenant ? Pas tant que ça. Pour initier le changement, il faut y croire soi-même et pouvoir l’incarner pour le véhiculer à son entourage et faire de cette notion une philosophie de vie.

A ce propos, je vous livre une histoire relatée par le dalaï-lama. Un jour, il avait reçu un femme qui comptait sur lui pour aider son jeune fils à arrêter le sucre. Il a demandé à cette femme de revenir 3 semaines plus tard avec son fils. Les 3 semaines se passent, le dalaï lama reçoit la mère et son fils. S’adressant à ce dernier, il lui dit une seule phrase: « arrête le sucre, c’est mauvais pour toi » et rien de plus. La mère est décontenancée, lui demande alors pourquoi il ne lui a pas simplement dis la même chose il y a 3 semaines, il lui a fallu plus de 2 jours de marche pour venir, autant pour repartir. Que d’efforts pour si peu… Et le dalaï lama de lui répondre : Madame, il y a 3 semaines j’adorais le sucre, je viens de passer tout ce temps à me sevrer pour délivrer le message avec toute ma croyance profonde et ma sincérité qu’effectivement le sucre est mauvais. Vous saisissez la différence ? il ne suffit pas de parler du changement, il convient de l’incarner et de le désirer.

Alors comment on fait pour changer ?

Fini le temps où l’on sort de l’école avec un diplôme, un travail et que la vie était toute tracée. Frédéric Hudson explique dès les années 70 que nous sommes une formidable machine d’adaptation. Nous sommes capables à tout moment et à tout âge de revisiter nos choix, d’apprendre de nouvelles choses, d’agir sur notre environnement et surtout de décider de qui nous sommes et de ce que nous voulons faire.

Les neuro-sciences ont ainsi prouvé les formidables capacités de notre cerveau à emmagasiner de nouvelles notions, à constamment apprendre de la vie, de notre entourage et des autres.

Les apprentissages laissent dans notre cerveau une trace physique de leur survenue,  cette dynamique s’appelle la plasticité cérébrale. La découverte de ce mécanisme par les neuroscientifiques a permis de comprendre une chose essentielle : rien n’est figé dans notre cerveau !

Le sondage ci-dessous demande aux personnes interrogées quels sont les signes qui montrent que nous sommes « vieux ». Ce qui arrive en tête des réponses, ce n’est ni l’âge ni les signes physiques mais bien la capacité à vouloir accomplir des buts dans la vie. La leçon c’est que pour vivre longtemps, il faut avoir des rêves à réaliser.

 

A ce titre, les exemples ne manquent pas de personnes âgées capables de faire des choses qui nous paraissent inouïes :

Robert marchand : A plus de 100 ans, il bat le record du monde de l’heure à vélo avec une distance de 24.1 km.

Olga Kotelko : Elle débute l’athlétisme à 77 ans et détient 17 records du monde.

 

Apprendre une nouvelle langue, un nouveau métier, ça se fait à tout âge. Mais alors qu’est ce qui coince ?

Notre modèle d’éducation est stéréotypé, très enfermant, totalement indifférencié, véritable machine à stress pour nos enfants.

La société et notre entourage s’inquiètent de toute modification de notre environnement. Vous avez sans doute fait l’expérience vous-même que le moindre changement même insignifiant engendre un questionnement très inquiet de vos proches. Vous-même, comment abordez-vous le changement chez vos proches ?

 

Le changement ça fait peur

Oui, ça fait peur, le réflexe naturel de l’homme moderne est l’inaction. Nous sommes notre principal frein au changement. Alors même que la situation vécue n’est pas agréable, il est plus confortable de ne pas bouger que de risquer l’échec ou de se mettre en danger. Qui a dit qu’il fallait se mettre en danger pour changer ?

Capitalisez sur vos succès

Comme on peut le voir dans ce schéma, étendre sa zone de confort signifie entrer dans sa zone d’apprentissage et d’expérimentation. Nul besoin de se jeter d’une falaise pour y entrer. Chaque petit succès du quotidien est un pas un avant sur lequel il est bon de capitaliser pour entrer dans un cercle vertueux du succès. Car oui, le succès est grisant, multipliez les petits succès sans vous griser, vous déclencherez une envie d’expérimenter encore et encore.

 

On peut donc étendre sa zone de confort jusqu’à une zone plus étendue, une zone d’apprentissage, tout aussi agréable même grisante et sans danger. Pour le coup, il convient de bien fixer votre objectif, SMARTE

Spécifique : votre objectif n’appartient qu’à vous

Mesurable : Comment saurez-vous que vous l’avez atteint?

Atteignable : Soyez ambitieux mais dans la mesure de vos capacités.

Réaliste : Vous voulez voyager dans l’espace?

Défini dans le Temps : 1 mois, 1 an…

Ecologique : en phase avec vos valeurs

 

Les 3 astuces pour faire réussir le changement

 

1° astuce : rêvez votre objectif :

 

« Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire » Walt Disney

Plus votre objectif sera projeté à long terme et plus vous engendrerez de l’ambition donc de l’action, de la concentration et de la motivation.

Construisez progressivement les étapes de votre projet (s’il est trop gros, découpez le en sous-objectifs pour que chacun d’entre eux soit facile à réaliser)

 

 

2° astuce :

entourez-vous des bonnes personnes, positives et constructives. Gardez bien à l’esprit que plus vous parlerez de votre projet, plus vous aurez de chances de le saborder à cause des réactions négatives ou inquiètes des autres.

 

 

3° astuce : le changement ne pourra s’opérer que si votre bénéfice au changement est bien supérieur aux bénéfices de la situation actuelle. Interrogez vos motivations et les inconvénients à changer. Même chose pour les avantages de la situation désirée et ses inconvénients.

Notre organisme sait se préserver pour survivre, héritage de l’homme préhistorique soumis à de fortes nécessités d’économiser ses moyens. Demandez-vous sérieusement ce que vous avez à gagner et ce que vous avez à perdre.

Vous voulez du changement dans votre vie ? Alors qu’allez-vous changer en 1° ?